Réforme des institutions : une parodie de démocratie
lundi 21 juillet 2008 : Citoyenne en France

Dans quelle démocratie vivons-nous ?
Comment nous faire croire que la réforme des institutions donnera davantage de pouvoir aux parlementaires, quand ces mêmes parlementaires ne sont pas libres de voter en leur âme et conscience un texte de lois ou une réforme ?
La réforme de la constitution est passée de justesse à la suite de tractations et de menaces grotesques, menées depuis plusieurs jours par l'Elysée, sur les parlementaires opposés au projet de réforme.
Des méthodes dignes d'une république bananière.
Et c'est dit-on à droite, le camp du progrès qui l'a emporté ?
Mais de quel progrès s'agit-il quand nous assistons à la présidentialisation d'un régime, avec un président qui a déjà fait sauter le poste de premier ministre, qui pourra s'exprimer devant le parlement, mais dont la responsabilité ne pourra jamais être engagée!
Et que fait-on du principe fondamental de la séparation des pouvoirs ?
La droite vient de s'assoir dessus, comme elle s'est assise sur les principes fondamentaux du respect des droits de l'homme ?
Dorénavant vous autres députés et sénateurs de la majorité, vous êtes prévenus :
Aucun vote contraire à la volonté du Président de la République ne sera toléré.
Votez tels des moutons de panurges, au point de renoncer à votre idéal politique de liberté d'expression et à votre indépendance !
Et si en plus il est possible d'amadouer quelques petits crétins à gauche, assez dupes pour se faire acheter à coup de petits gadgets, la boucle est bouclée.
Circulez, Messieurs Dames, le rouleau compresseur est en marche et rien ne pourra l'arrêter avant 2012 et encore... !
Et ces "c.o.n.s" d'Irlandais qui ont dit non à l'Europe et ont contrariés les plans de notre cher président ne perdent rien pour attendre; pas question de se laisser ennuyer par un excès de démocratie !
Sarko triomphant et délesté du poids si important de ce vote, va pouvoir continuer ses tractations souterraines.
Allez, bonnes vacances à vous tous, que vous ayez la chance de pouvoir partir ou que vous restiez Nanterrien(ne).

