Le 15/11/08
Le débat autour du congrès de Reims continue. Suivez les échanges dans les commentaires ci-contre et n'hésitez pas à participer (hors propos injurieux, bien sûr).
Il est déconcertant de voir ou de lire les déclarations de certains de nos responsables politiques, qui se veulent donneur de leçons et osent dénoncer avec l'arrogance qui les caractérise le manque d'intolérance et l'amateurisme des militants à un moment clé de l'avenir du parti socialiste.
Un militant de base, un citoyen ordinaire en quelque sorte, un peu plus engagé qu'un individu lambda, n'est-il pas en mesure de dénoncer et de rejeter en toute connaissance, les arrangements politiques d'arrière boutique qui décrédibilisent l'action politique ?
N'a t-il pas le droit de rejeter des projets portés par des responsables politiques qui nous ont menés vers des échecs répétés ?
N'a-t-il pas le droit de dénoncer ouvertement ceux qui au travers de leurs déclarations continuent de nuire à notre parti ?
Est-il voué à se taire publiquement et accepter sans broncher les contours d'un parti que l'on tente de lui imposer ?
Vous comprendrez mieux le désarroi des militants face à ces responsables politiques qui pensent que nous ne sommes que des fanatiques et des exaltés qui ont adhéré à un fan club et non pas des personnes responsables qui ont délibérément choisi un projet politique en phase avec leurs préoccupations et leurs attentes.
Ceux que certains appellent discréditer, nous militants appelons cela condamner, dénoncer et rejeter un système, avec courage et détermination, pour que notre engagement militant retrouve un sens et une cohérence.
Que penser de ceux qui parlent de solidarité et de rassemblement pour conforter une cohérence collective et ne peuvent s'empêcher de conspirer, manœuvrer, intriguer, diviser, pour protéger leurs arrières et leur intérêts personnels ?
Nos responsables qui se sont emparés de l'appareil politique, conçoivent mal que des militants de base, qui sont une quantité négligeable, remettent en cause leur légitimité.
Il ne faut pas être dupe pour comprendre que l'appel au rassemblement lancé par les amis d'Aubry, de Fabius et de DSK n'est rien autre qu'une manœuvre politique destinée à prendre le pouvoir pour en écarter d'autres et dont l'action n'aura aucun effet bénéfique sur la cohérence d'un projet politique ambitieux tant les différences affichées pendant des années ont divisés les uns et les autres plus qu'elles ne les ont réunies.
Et pour ajouter un peu plus à la cacophonie ambiante, certains éléphants qui ne peuvent renoncer à leur ambitions perdues, réclament avec mépris la fusion des motions A et D, avant même de laisser le vote des militants s'exprimer sur une ligne politique. Est-ce ainsi que doit s'exprimer la soi disante démocratie à l'intérieur du parti ?
En me prononçant pour la motion E "Collomb/Royal", J'ai choisi l'orientation politique qui correspond à mes convictions, en toute connaissance de cause.
J'ai choisi un projet qui porte la rénovation et le changement dont le parti à besoin.
J'ai choisi un projet qui reflète la diversité de notre société.
J'ai choisi un projet qui se préoccupe de l'avenir de nos concitoyens et qui place les militants au cœur des débats et des choix internes.
J'ai choisi un projet qui ne rejette aucune alliance, qui rassemble la gauche mais qui ne refuse pas de façon sectaire des accords avec le centre.
J'ai choisi un projet qui s'engage sur la limitation du cumul des mandats, sur la parité hommes/femmes, sur la diversité d'origine de nos représentants et candidats.
J'ai choisi un projet qui s'engage sur l'écologie et le développement durable, sur l'Europe, sur l'Education…
Jeudi 06 novembre aura donc lieu le vote des motions.
Personne n'est assuré d'avoir une majorité. Les manœuvres et les arrangements d'appareils vont encore s'accélérer.
Mais j'ai grand espoir que les choses changent vraiment Ă gauche pour que cessent les consensus et les pratiques inacceptables actuelles.